Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

09/10/2007

Le vin est bon pour la Santé

Pendant la période des fêtes de fin d'année, vous allez sûrement déboucher plus d'une bouteille de vin ou de champagne ! Les statistiques révèlent en effet que les Belges boivent de plus en plus de vin. Si vous respectez en plus l'adage « Un verre, ça va... Deux verres, bonjour les dégâts », le toast « A votre santé » est à prendre au sens propre. De nombreuses études confirment qu'un verre de vin par jour a un effet positif sur la santé physique et mentale.

En 2003, les Belges âgés de 18 ans et plus ont bu en moyenne 31 litres de vin, un chiffre qui nous vaut une place juste en dehors du top ici des plus grands con­sommateurs de vin. Les Français occupent bien évidemment la première place, avec une consommation moyenne de 64 litres par an et par personne. Chaque année, la consommation de vin en Belgique augmente entre o,5 et 1%. Ce sont apparemment les consommateurs réguliers qui augmentent en nombre, plus particulièrement au sein des catégories sociales ayant un solide pouvoir d'achat.

Le groupe de personnes buvant du vin au moins une fois par semaine s'accroît au détriment du groupe de consommateurs journaliers. Il semblerait donc que la minorité qui considère le vin plutôt comme un aliment évolue tout doucement vers un groupe plus large de consommateurs qui voient le vin comme un véritable ravissement.

Le paradoxe français

Ces dernières années, la discussion sur le vin et la santé a été relancée grâce au « paradoxe français », un terme qui a fait son entrée en 1991 grâce au Dr Renaud. Lors d'une émission télévisée aux Etats-Unis, le Dr Renaud a démontré que dans la plupart des pays, une grande consommation de graisses saturées provoque une masse de décès causés par des maladies cardiovasculaires. Or, a-t-il dit, ce n'est pas le cas en France. Selon le Dr Renaud, l'explication de ce paradoxe français réside dans l'effet positif de la consommation de vin des Français.

Le paradoxe français a suscité une nouvelle vague d'intérêt scientifique pour le rapport entre vin et santé. La plupart des études ont confirmé que la consommation de vin est bonne pour la santé, mais insistent tout de même sur l'importance d'une consommation modérée : un à deux verres de vin par jour (un peu moins pour les femmes et un peu plus pour les hommes) ont un effet positif... qui disparaît lorsqu'on en consomme davantage.

Les maladies cardiovasculaires : consensus

Le plus grand consensus concerne l'effet bénéfique du vin au niveau des maladies cardiovasculaires. L'alcool contenu dans le vin aide à maintenir les vaisseaux en bon état et à éviter qu'ils se bouchent. Une petite quantité d'alcool par jour est même préférable que pas d'alcool du tout. En 1995, le American College of Cardiology a même décidé d'ajouter officiellement l'abstinence d'alcool à la liste des facteurs de risque au niveau des maladies cardiovasculaires. Cette décision résultait des conclusions de 25 études de longue haleine dans le monde entier, à savoir que les personnes pratiquant l'abstinence risquent de mourir plus tôt. Début 2005, des scientifiques suédois ont découvert qu'un verre de vin par jour contribue à maintenir un bon rythme cardiaque

Un peu de vin par jour est préférable que pas du tout.

Chez les femmes. Létude portait sur une centaine de femmes ayant survécu à une crise cardiaque ou à une intervention chirurgicale pour déboucher les vaisseaux. Les femmes qui buvaient un verre de vin par jour pendant toute une année, avaient un bon rythme cardiaque. La bière et les spiritueux n'avaient pas le même effet. De plus, les femmes dormaient mieux, ce qui a poussé les chercheurs à dire que le vin aide à calmer le système nerveux et donc à régler le rythme cardiaque.

Protection contre le cancer ?

L'oxydation à l'intérieur du corps peut nuire aux cellules et provoquer des maladies, une évolution qui est freinée grâce aux antioxydants qui bloquent les protéines nourrissant les cellules malades. Les polyphénols sont des antioxydants particulièrement puissants que l'on retrouve entre autres dans les fruits et légumes tels que les myrtilles et les épinards, mais également dans le vin. Ces dernières années, on a découvert que le polyphénol « resvératrol » joue un rôle important dans l'effet bénéfique du vin sur la santé. Les polyphénols contenus dans le vin proviennent surtout de la peau des raisins lors de la production de vin rouge la peau et les grimes des raisins fermentent beaucoup plus longtemps que pour le vin blanc, par exemple. La concentration de polyphénols y est dès lors trois fois plus grande. Plus le vin est râpeux, plus il y a de polyphénols. En mai 2005, des chercheurs de l'université de Virginia ont démontré que la consommation modérée de vin rouge possédait un effet protecteur contre le cancer, probablement grâce au resvératrol.

Il serait toutefois exagéré de dire que le vin rouge protège contre le cancer. En effet, il ressort de plusieurs études que le risque d'attraper le cancer du sein augmente en fonction de la consommation d'alcool. La relation exacte entre l'alcool et les risques de cancer n'est pas encore connue. De nouvelles recherches doivent donc être menées.

Bon pour le cerveau

De petites quantités de vin sont excellentes pour le cerveau, parce qu'elles aident à préve­nir la calcification et l'atrophie des vaisseaux sanguins. Des études réalisées aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Espagne montrent en outre que le risque d'être vic­time d'un infarctus cérébral diminue con­sidérablement en cas de consommation (modérée) de vin. En quantités limitées, l'alcool semble également aider à freiner le développement de la démence. Les chercheurs ont constaté que de petites quantités d'alcool aident à améliorer la circulation sanguine vers le cerveau, tout comme c'est le cas pour le coeur. Des en­quêtes auprès de milliers de femmes ont révélé que les femmes ne consommant pas du tout d'alcool risquaient davantage (25%) de voir leurs capacités cognitives réduites que les femmes qui consomment l'alcool avec modération. Cet avantage disparaît effectivement si la consomma­tion journalière dépasse les deux verres.

D'autres organes

La consommation modérée du vin a d'autres effets bénéfiques : elle réduit de 70% le risque d'un agrandissement bénin de la prostate et un à deux verres de vin par jour réduisent le risque de calculs rénaux de 6o% chez les femmes et de 40% chez les hommes. Le risque de calculs biliaires se réduit de 20% en cas de consommation modérée régulière et la densité osseuse s'améliore, probablement en raison de l'hormone « calcitine », qui se libère dans le corps entier grâce aux petites quantités d'alcool.

Conclusion : bon, mais attention !

En conclusion, un ou deux verres de vin par jour font plus de bien que de mal, à condition que la consommation d'alcool ne devienne pas une accoutumance car au-delà de cette quantité, tout effet positif se perd. Insérez donc de temps à autre un jour d'abstinence et respectez l'adage « Un verre, ça va... Deux verres, bonjour les dégâts ».

 

 

15:28 Publié dans Vins | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Vin, Santé

Les commentaires sont fermés.