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30/11/2007

Bières au Chocolat

Le chocolat à la Violette de Pierre Marcolini et la Kriek de chez Cantillon : Dans cette praline, on trouve à la fois de la violette, mais aussi de la framboise. L'usage du chocolat noir riche en cacao occasionne un petit creux en milieu de bouche. L'avantage des bières de chez Cantillon, c'est qu'elles sont très peu pétillantes, ce qui permet d'éviter la sensation acide apportée par le gaz carbonique. La saveur de cerise du Pajotenland est très précise. Le fruit de la bière se combine avec celui du chocolat, la rondeur du chocolat et l'amertume de la bière se complètent et s'équilibrent au mieux. En fin de bouche, on trouve une combinaison de cerise acidulée (qui fait durer la sensa­tion longtemps) et de violette.

Le Pavé de Tours de Pierre Marcolini et la Gueuze 100 % Lambic Bio de chez Cantillon : Ici, l'amertume de la bière va venir gommer la douceur du praliné de la praline. Les arômes de sucre brûlé du caramel et les notes grillées du malt se complètent plutôt bien. La combinaison se fait dans la finesse, la légèreté. C'est très surprenant, d'autant que le Lambic de Cantillon n'est pas un produit pour le tout venant, il faut un temps d'acclimatation, surtout si le dégustateur est habitué aux produits industriels portant le même genre de nom. La simplicité de l'accord provient aussi de la « droiture » de la bière, si elle était édulcorée l'ensemble ne tiendrait pas la route.

La Cendrillon au Lait de Pierre Marcolini et le Vin de Coing 2002 des Jardins de Roisin : Les vins de Roisin c'est un peu un conte de fée. Le coing 2002 est tout en subtilité, à la fois gras et sec, riche et léger. Un produit qui mérite amplement que l'on s'y arrête plus longuement. Pour accom­pagner la Cendrillon, on utilise ici les arômes fruités du vin ainsi que son acidité qui vont à la fois redresser l'opulence du chocolat et le compléter du côté fruit.

La Caramel au lait de Jean Galler et la Grimbergen Triple: Ici on est dans une combinaison plus robuste, la Triple est une bière presque moelleuse, elle a un côté toasté, grillé qui vient donner un petit coup de kick à la combinaison lait/caramel qui est marquée par la noisette. Dans ce cadre-ci, le côté pétillant de la bière joue sur la fraîcheur de l'ensemble. Bien entendu, et c'est valable pour toute la dégustation, il n'est pas question de boire ces bières à 4°C, mais plu­tôt comme des vins à température de cave, soit aux environs de 12°C, là où elles expriment au mieux leurs qualités aromatiques. Dans le même ordre d'idée, les verres sont des verres à vin, qui privilégient nettement plus les parfums des boissons que les calices habituels.

L'orangette de Jean Galler et la Mac Chouffe : La combinaison de l'orange confite sous le chocolat noir et des arômes puissants de cette écossaise des Ardennes est un truc qui laisse un peu pantois. C'est le genre d'accord parfaitement improbable sur le papier qui explose tout sur son passage une fois dans la bouche. Je me demande même si les deux entreprises ne devraient pas envisager des ventes jointes tellement la combinaison est quasiment parfaite.

La Mangue noire de Jean Galler et l'Orval: C'est la combinaison la plus acrobatique de la série, celle que j'ai tenté pour l'idée, plus que pour le résultat. Et c'est la plus belle sur­prise de la série, peut-être parce que je n'y croyais pas des masses au départ. Il y a comme un dialogue entre le fruit du chocolat et l'onc­tuosité de la bière qui est un vrai grand moment. On commence par humer le chocolat, puis on croque un petit morceau de la praline, his­toire de se faire la bouche. Ensuite on déguste un peu de bière. Il y a déjà une trace de mangue fort présente. On recommence avec le reste du chocolat et une belle gorgée de bière et là c'est le bonheur. Du côté des évidences, les parfums chocolatés de la bière et de la praline, du côté des surprises une fraîcheur nouvelle pour la bière et la mangue qui dure, qui dure...

Extrait de l'article de Eric Boschman.

 

15:30 Publié dans Bières | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Bières, Chcolat

Nouvelle Prévention des crises cardiaques

HYPERTENSION

Plus de la moitié des AVC et des crises cardiaques peuvent être évités chez les personnes hypertendues grâce à une nouvelle stratégie de traitement.

Pour les investigateurs de l'étude ASCOT (Anglo-Scandinavian. Cardiac Outcomes Trial), cela ne fait guère de doute : il semble à présent opportun de revoir les recommandations internationales en matière de traitement de l'hypertension.

La raison? Les résultats  indéniablement encourageants de la plus large étude jamais réalisée en Europe sur l'hypertension. Ils ont été présentés à Stockholm dans le cadre du congrès`de la Société européenne de cardiologie et paraissent sur le site "The Lancet" (www.thelancet.corn).

1)Les sujets. Quelque 19.000 patients hypertendu* au Royaume-Uni, en Irlande et en Scandinavie ont participé à cette étude, qui s'est déroulée sur cinq ans. Ils présentaient au moins trois facteurs de risques  (Age supérieur à 55 ans; sexe masculin, fumeur.) et n'avaient pas d'antécédente cardiaques confirmés, correspondant ainsi au profil du patient dans la pratique générale. Leur risque cardiaque était considéré comme modéré.

2) Le but. Évaluer les effets d'une nouvelle stratégie de traitement par rapport à un traitement traditionnel administré jusqu'ici en première ligne.

3)  Le principe. Un groupe de patients reçu le traitement traditionnel combinant un bêta-bloqueur, l'aténolol, à un diurétique tandis qu'un autre groupe a bénéficié d'une nouvelle stratégie de traitement.qui consiste en l'association d'un antagoniste calcique, l'amlodipine, et d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion, le périndropil. 10.000 patients recevaient, en outre, un hypolipémiant afin d'abaisser leur taux de cholestérol, l'atorvastatine, ou un placebo. Les médicaments en question sont déjà disponibles sur le marché depuis plus d'une décennie.

4) Les Résultats : En combinant deux traitements, en l'occurrence un traitement antihypertenseur moderne et efficace et un traitement de l'hypercholestérolémie, on peut, éviter plus de la moitié des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des crises cardiaques chez les personnes atteintes d'hypertension. Plus précisément, l'étude Ascot a démontré que la nouvelle stratégie de traitement de l'hypertension permet de réduire les risques d'AVC- de 25 pc, d'incidents coronaires de 15 pc, de mortalité cardio-vasculaire de 25 pc et de développer un diabète de 30 pc par rapport au traitement traditionnel. Conséquence, suite à la recommandation du Data Safety Monitoring Board, .le. Comité Directeur a mis fin prématurément. aux deux volets de l'étude en raison des bénéfices remarquables déjà enregistrés avec la nouvelle stratégie de traitement dans la réduction des AVC et des crises cardiaques.

Les commentaires :. "Notre étude montre que les médicaments plus anciens n'offrent pas autant de protection que les nouveaux, plus modernes", a expliqué un des auteurs de l'étude, Bjorn Dahlof, professeur à l'hôpital universitaire de Goteborg.

Même réaction de la part du Dr Staessen, du Laboratoire de l'hypertension, UZ Gasthuisberg et auteur de l'éditorial sur ASCOT paru dans le Lancet pour qui "Ascot a clairement démontré qu'il est possible de réduire spectaculairement le risque cardio-vasculaire des patients hypertendus".

Les instances compétentes devront reconnaître que cette nouvelle stratégie est supérieure et constituerait une meilleure thérapie pour de nombreux patients. . Les résultats montrent clairement que les recommandations pour le traitement de l'hypertension devraient être réévaluées.

Les spécialistes recommandent toutefois aux patients de demander l'avisa leur médecin avant de changer de traitement.Extrait de l'article de L.D. / LLB.

14:57 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Hypertension, Médical

Sélection des Bières d'Abbayes

LE TOP 5 DES BIERES D'ABBAYE

1) Brasserie Cantillon, rue Gheude 56, Anderlecht. Infos www.cantillon.be. Les plus grandes gueuzes du pays, mais aussi un endroit de caractère et d'une authenticité rare.

A goûter, mais aussi à visiter en partageant l'intimité de la maison.

2) Brasserie Dupont, rue Basse 5, Tourpes. Infos www.brasserie-dupont.com. La Saison Dupont reçut en juillet 2005 le titre de World Best Beer par le Men's Journal. Notre vote aurait été identique.

3) Brasserie artisanale de Ruiles. La micro brasserie dont on parle de plus en plus. Infos wwvv.larulles.be. La Cuvée Meilleurs Voeux , brassée pour les fêtes de fin d'année, fut désignée comme la Meilleure bière du Monde par la Danish Beer Enjoyers Society. Mesurée en alcool, 7,3%, elle s'avère un contrepoint efficace, en hiver, à la Ruiles estivale, dernière née de la maison, titrant à peine 5,2%.

4) La brasserie de l'Abbaye d'Orval. Côté trappiste, « la » référence, encore, malgré ou grâce, aux talents du M. Rock. Sinon, dans les brunes, Rochefort reste un beau modèle d'authenticité et de respect de la tradition.

5) Brasserie d'Achouffe. Infos www.achouffe.be. Si le produit peut parfois fatiguer par une utilisation trop marquée des sucres, l'histoire de cette brasserie est remarquable. L'intelligence d'Achouffe est de n'avoir jamais oublié que la bière, faite dans un couvent ou une cuisine est avant tout une histoire de fête et de copains.

Extrait de l'article de Eric Boschman

14:56 Publié dans Bières | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Bière, Abbaye

01/11/2007

Visite du Bordelais

"Le vin est la plus saine et
la plus hygiénique des boissons?
Pasteur

Bordeaux ? Mais tout le monde connaît, bien sûr ! II y en a tous les dimanches midi sur la table de la salle à manger de bon-papa et bonne-maman, trônant entre le roast-beef et les petits pois et carottes. Mais à part ces quelques noms prestigieux auxquels vous avez eu l'honneur de goûter en famille, Bordeaux, vous connaissez?

Un séjour dans le Bordelais, c'est un voyage historique et culturel, certes, mais c'est aussi une fabuleuse promenade gustative dans les vignobles. Il y a bien entendu les Graves, les Saint-Emilion, les Pessac-Léognan et autres Pomerol. On les connaît ces grands rouges des grandes occasions, vitrines de toute une région viticole. On les connaît mais on les boit rarement. Pas vraiment bon marché...

A l'ombre de ces grands crus, des dizaines d'appellations plus modestes (bordeaux, bordeaux supérieurs, Premières Côtes de Bordeaux....) cherchent leur place au soleil. Jour après jour, saison après saison, les hommes et des femmes, issus du terroir ou venus d'ailleurs, cultivent la vigne, assemblent les cépages et élèvent le vin, pour offrir un produit de qualité -à un prix abordable. Des vignerons qui tentent de redresser la tête en pleine crise des vins de Bordeaux, délaissés au profit de vins du sud ou du Nouveau Monde, par des consommateurs à la recherche de nouveaux goûts et de vins meilleur marché. Mais comment y parvenir? Tentative de parcours réponse, en commençant par le bien nommé Entre-deux-Mers, coincé entre Garonne et Dordogne.

Au Château La France, à Beychac-et-Caillau, même si l'on s'est doté des technologies les plus modernes, c'est d'abord le travail de l'ouvrier agricole que l'on met en avant. Pour Eric Monneret, régisseur de cet énorme domaine viticole racheté en 1988 par un groupe d'assurances, la réussite d'un vin commence dans les champs et on aura beau avoir le meilleur maître de chai au monde, si le travail de la vigne, solitaire, ardu, répétitif, n'est pas correctement effectué, on ne produira pas un bon vin. Et quand on sait que le domaine du Château La France comporte -90 ha, on imagine les gestes (taille, liage...) répétés des dizaines de milliers de fois, et l'on apprécie avec une admiration d'autant plus grande ces nectars proposés à la dégustation.

Mais poursuivons notre route. Une vingtaine de kilomètres plus au sud, à Lestiac-sur-Garonne, les frères Eric et Philippe Gonfrier ont pris en main la propriété de leur papa Paul qui, à son retour d'Algé­rie au début des années 60 et après quelques années de galère, racheta le Château de Marsan et se lança dans la viticulture.

Aujourd'hui le domaine compte 320 hectares de vignes situées sur l'appellation Premières Côtes de Bordeaux.

Le domaine vend 1,5 million de bouteilles par an, que l'on retrouvera dans une station-service guadeloupéenne, un Cora belge ou un boui-boui des Seychelles Une véritable entreprise donc, fournissant du boulot à une cinquantaine de personnes et où le maître mot est "expansion".

Extrait de la Libre Belgique : LAURENT GÉRARD

 

 

 

09:00 Publié dans Vins | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Resto, Restaurants

Restobières

Le Folklore, parfois ça fait peur...Surtout quand cela vire à la resucée non authentique d'un patrimoine plein de richesse. Ainsi, en passant devant Restobières, on peut frémir quelques secondes. Heureusement, le temps de pousser la porte et le malentendu se dissipe. Il ne s'agit pas de cuisine pipeau pour les touristes mais bien d'une démarche authentique basée sur la fraîcheur... et la bière. Le Lapin aux pruneaux à la 3 Fonteinen (15 euros) en témoigne joliment. Le cadre est celui_ d'un petit estaminet du temps passé dans lequel on ira jeter un coup d'oeil sur la collection de moulins à café.

*** Restobieres, rue des Renards, 32: 1000 Bruxelles.

Ouvert de 12 h à 15 h et de 19 h à 23 h, fermé le lundi, le mardi, le mercredi midi et le dimanche soir.

Tél :,02/502 72 51

Extrait du journal La Libre Belgique (LLB).

07:35 Publié dans Restaurants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Restaurants